Short news — Gaza
Article écrit par Hayat Akcalili et Emile Goulu
Le lundi 29 septembre 2025, la Maison Blanche de Donald Trump publiait un plan en 20 points pour mettre en place la paix à Gaza après 2 ans de guerre destructrice. Dans un premier temps, un cessez-le-feu devait être respecté par les deux parties. Suivrait une libération de tous les otages, une entrée importante d’aide humanitaire et le retrait partiel des troupes de Tsahal.
Mardi 27 janvier 2026, Benjamin Netanyahou a annoncé qu’Israël se concentrerait désormais sur la phase deux de ce plan. Comme si la première phase de ce plan s’était déroulée sans accrocs.
Cependant, presque immédiatement, la trêve s’est révélée extrêmement fragile. Dans la nuit du 28 au 29 octobre, des frappes israéliennes ont tué plus de cent Palestiniens, parmi lesquels 46 enfants, selon des bilans rapportés par des autorités médicales à Gaza.
Récemment, le vendredi 30 janvier, Israël a mené des frappes sur Gaza, tuant 32 personnes : en grande majorité des femmes et des enfants selon l’autorité palestinienne. Le non-respect de l’arrêt des opérations militaires est une rupture directe des engagements pris par l’État israélien.
De plus, dès le 1er janvier 2026, Israël a interdit l’activité de 37 ONG (dont Médecins sans Frontières). Ces ONG se voient reprocher leurs prises de parole pour décrire la situation à laquelle font face les Gazaouis. En plein hiver, Israël bloque et refuse l’acheminement d’aide humanitaire dans un territoire ravagé par ses bombardements continus des deux dernières
années.
Pendant la guerre, Israël a été accusé de génocide sur la population palestinienne. En plus des bombardements qui auront causé la mort de 71 000 Palestiniens (une moyenne de 92 morts par jour), Israël aura commis de véritables crimes de guerre au travers de l’utilisation de la torture dans ses prisons et sites de détention. Ces abus ont été documentés par l’ONU. 94 prisonniers palestiniens sont morts dans les prisons israéliennes pendant les deux dernières années. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir confirme des conditions de détention qu’il qualifie de “strictes”, alors même que l’usage de la torture s’est démocratisé depuis 2023. Depuis 1967, près de 40 % de la population masculine palestinienne a connu la prison à un moment de sa vie.
Si aujourd’hui le nombre de morts a largement réduit : moins de 5 morts par jour depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, il est clair que le peuple palestinien n’a pas fini de souffrir. Alors que la phase deux, constituant au désarmement du Hamas, est annoncée par Israël, la phase une s’est révélée difficile et violente, n’ayant factuellement permis que la libération des otages malgré des objectifs plus ambitieux. La phase deux s’annonce ardue : le Hamas n’acceptera probablement pas son désarmement alors même que la force tampon n’est toujours pas présente dans l’enclave et qu’Israël contrôle encore 50 % de cette dernière.


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